Émile Desjardins, modèle de conciliation du hockey et des études

La présentation physique du trophée de joueur-étudiant de l'année de la division midget espoir de la LHEQ en 2019-2020 a été effectuée la semaine dernière par Richard Paquette, directeur-gérant et gouverneur de l'organisation des Citadelles.

Il y avait 21 équipes et précisément 378 joueurs au sein de la division midget espoir de la Ligue de hockey d’excellence du Québec (LHEQ) lorsque la saison 2019-2020 a pris fin abruptement le 12 mars dernier.

Et au terme de l’année scolaire qui aura marqué la fin subite de cette saison atypique, c’est un joueur des Citadelles midget espoir qui aura hérité de la prestigieuse mention de joueur-étudiant de l’année: l’Amossois Émile Desjardins.

En vertu d’une moyenne générale de près de 96%, celui qui a étudié au sein du programme sport-études Cuivre et Or de l’École secondaire d’Iberville de Rouyn-Noranda au cours des deux dernières campagnes a performé sur les bancs d’école dans une année de parcours scolaire, le secondaire IV, considérée comme charnière dans le parcours d’un élève. Il a de plus mérité le Meritas de l’élève ayant maintenu la meilleure moyenne générale au sein de son institution.

L’aspect un peu négatif de l’histoire, c’est qu’Émile Desjardins n’a pu recevoir son prix sous les réflecteurs du gala annuel de la LHEQ qui a évidemment été converti en événement virtuel. La semaine dernière, l'organisation des Citadelles, par l’entremise de leur directeur-gérant et gouverneur Richard Paquette, lui a remis son trophée en personne.

«Ça été une agréable surprise et je suis très fier de cette réussite. J’étais en train de m’entraîner quelque part vers la mi-avril lorsqu’une dame m’a appelé pour m’informer que j’étais le récipiendaire du prix. J’ai ensuite participé à une séance Zoom où les gens de la LHEQ ont fait une présentation virtuelle», relate-t-il.

La recette d’Émile Desjardins pour concilier études et hockey de développement? «La matinée est évidemment réservée à l’entraînement dans le cadre de notre programme, mais pour moi, c’est primordial d’accorder le début de soirée à mes études. C’est toujours ma priorité quand je rentre de l’école.»

«Malgré le grand nombre d’heures passées dans les autobus, malgré le fait d’avoir quitté le nid familial pour vivre sa passion, malgré un nouvel environnement et une nouvelle école, Émile a su, par sa persévérance, sa planification et surtout par son travail acharné, démontrer à tout le monde que c’était possible d’exceller autant dans ses études que dans le hockey. Émile restera à tout jamais un ambassadeur et un modèle d’excellence pour l’organisation des Citadelles», a tenu à souligner l’entraîneur-chef des Citadelles midget espoir, Garry Parke.

Maintenant un porte-couleurs des Forestiers d’Amos, Desjardins salue d’ailleurs la qualité d’enseignement qu’il a reçue à l’École d’Iberville durant son passage de deux ans dans la Capitale nationale du cuivre, lui qui avait d’abord joué avec les Citadelles bantam AAA en 2018-2019. Il abonde dans le même sens avec l’École secondaire d’Amos cette année, dans un contexte Covid-19 qui a modifié bien des façons de faire en milieu scolaire. «Nous sommes très bien encadrés aux deux endroits», admet-il.

Une attitude récompensée

Fin août, Émile Desjardins a vécu une déception en étant d’abord le dernier joueur retranché au camp de sélection des Forestiers midget AAA. Son attitude positive dans l’adversité a toutefois été récompensée rapidement. On l’a d’abord intégré dans le programme sport-études, donc dans la bulle d’équipe. Puis, lors du départ  précipité du défenseur Olivier Beaudoin, le principal intéressé a vite obtenu sa promotion avec la formation régulière de 20 joueurs. Un attaquant naturel, Émile Desjardins a accepté sans hésiter le défi que lui proposait l’entraîneur-chef des Forestiers, Guillaume Bisaillon, d’être converti en défenseur.

«Juste de faire partie de l’équipe, peu importe la position, c’est quelque chose qui me procure une grande satisfaction. Le fait d’évoluer à une nouvelle position exige que je doive porter plus attention aux petits détails. Mais à force de travail, ça va de mieux en mieux», convient-il.

Après avoir été retranché au camp, Émile Desjardins avait pris la décision de ne pas retourner avec les Citadelles midget espoir à 16 ans. Son souhait était de compléter ses études secondaires dans sa ville natale, pour se rapprocher de sa famille et de ses amis. Il avait donc entamé brièvement la campagne avec les Comètes midget BB avant son rappel.

«Je peux vous dire que j’ai vécu deux de mes plus belles années de hockey avec l’organisation des Citadelles. Mais pour moi, le temps était venu de rentrer à la maison. Je tenais à revenir auprès de ma famille et graduer au secondaire avec mes amis de jeunesse», termine-t-il.

Une décision déchirante

Du côté des Forestiers, Guillaume Bisaillon ne s’en cache pas,  retrancher Émile Desjardins a été une des décisions les plus difficiles à prendre dans sa carrière d’entraîneur. Mais de l’aveu du pilote, Desjardins a vite forcé la main du personnel d’entraîneurs à lui accorder une seconde chance, en maintenant une attitude exemplaire.

«C’était déchirant de ne pas retenir ses services comme attaquant au camp d’entraînement. Quand il a malgré tout accepté de s’entraîner avec nous, il a immédiatement semé un doute dans notre tête dès les premières séances et je n’ai aucune gêne à l’exprimer. Notamment en raison de son éthique de travail et sa personnalité. C’est un jeune homme spécial dans le bon sens du terme. Il est travaillant, il est à l’écoute. Quand il vient à l’aréna, c’est pour s’améliorer», commente Bisaillon.

«Pour nous, quand le départ d’Olivier Beaudoin s’est confirmé, ça ne faisait aucun doute qu’Émile pouvait remplir ce rôle de défenseur. Et dès son premier match à la ligne bleue contre les Gaillards, on a rapidement fait un constat: c’est comme s’il avait joué défenseur toute sa vie. Son intelligence hockey et sa vision du jeu font en sorte qu’il peut s’adapter à toutes les situations. Son passé d’attaquant amène une dimension offensive à son jeu comme arrière. C’est donc une situation gagnante pour nous, mais aussi pour lui, puisque ça lui permet de jouer midget AAA dans sa ville natale. Et je demeure pas mal convaincu que ce jeune homme, si c’est son désir, va pouvoir jouer au hockey compétitif encore longtemps. Il est bon à l’école et il n’a aucun mal à concilier son sport avec les études», conclut l’entraîneur-chef.

 

Émile Desjardins porte cette saison l'uniforme des Forestiers d'Amos midget AAA... (Photo: Dany Germain)

... et expérimente une nouvelle position, celle de défenseur. (Photo: Dany Germain)

Émile Desjardins, alors qu'il portait les couleurs des Citadelles bantam AAA lors de la Coupe Dodge 2019. (Photo: Marc Désilets)

 

-30-

Source:
Hockey Abitibi-Témiscamingue / Les Forestiers d'Amos
 
 

Partenaires

Académie des Forestiers
Gaillards Hécla-Québec
Dynastie Hyundai
Foreurs de Val-d'Or
Citadelles
James Bay minor hockey league
EISRA
Huskies de Rouyn-Noranda
Cits midget espoir
Hyundai Amos
Poirier Hyundai
Loisir et Sport Abitibi-Témiscamingue
Fonds de l'athlète de l'A-T
Forestiers d'Amos
Ligue Abitibi
Ligue Intercité
Championnat

Social

Météo

Weather Icon

Endroit

Température
( à )

Nos prochaines activités

Partenaires

Fonds de l'athlète de l'A-T
James Bay minor hockey league
Cits midget espoir
Académie des Forestiers
Forestiers d'Amos
Poirier Hyundai
Loisir et Sport Abitibi-Témiscamingue
Huskies de Rouyn-Noranda
Dynastie Hyundai
EISRA
Gaillards Hécla-Québec
Citadelles
Hyundai Amos
Foreurs de Val-d'Or